15/01/12

Colloque: L'ANIMAL, Grenoble, 24-26 janvier 2012


Colloque organisé par Marlène Jouan (Maître de conférences en philosophie, PLC, UPMF, Grenoble)

Le programme complet est disponible ici.
Pour tout renseignement, .

Contact:
- marlene.jouan@upmf-grenoble.fr
- loredana.truong@upmf-grenoble.fr

02/12/11

L'inutile et impossible connaissance de soi


On m'informe que Clément Rosset est dans le dernier numéro de Philosophie Magazine (n°55) dans un dossier sur le moi... L'article n'est pas en ligne mais en kiosque.

22/11/11

Origines de la moralité : journées d'études (MESHS-CURAPP-PhiCo)

MESHS

Christophe Al-Saleh (Université de Picardie Jules Verne, CURAPP-ESS), Vanessa Nurock (Montpellier 3, PhiCo-NoSoPhi) et moi-même organisons trois journées d'études, ou ateliers, consacrés aux origines de la moralité, généreusement financées dans le cadre d'un “projet partenarial” par la Maison européenne des SHS de Lille. Ces trois journées, dont la première a lieu le vendredi 16 décembre, sont ouvertes à tous et gratuites.

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Ce projet, qui consiste en trois ateliers, s'interrogera sur l'actualité de la réflexion contemporaine sur les origines de la moralité selon trois axes.
Le premier axe, aura pour objet de recenser, dans la tradition philosophique, les différentes manières dont la réflexion sur la moralité a pu se rapprocher, ou non, d'une réflexion sur la naturalité. Il s'agira de s'interroger sur les origines de la moralité dans la tradition philosophique. D'où vient cette capacité ? Comment se caractérise-t-elle ? Est-elle naturelle, divine ou conventionnelle ?
Dans la perspective du second axe, il s'agira de se demander quel est le lien entre les capacités morales et d'autres types de capacités : linguistiques, perceptives, sensorielles, émotives. Est-il correct de penser que ces capacités sont intégrées, et toutes également accessibles au sujet (problème de la pénétration cognitive) ? Doit-on se résoudre à accepter que les différents types de capacité opèrent dans une relative indépendance (problème de la modularité) ?
Enfin, dans le troisième axe, on partira du fait que les recherches sur les origines de la moralité ont contribué à engager, ces dernières années un renouvellement et un élargissement de la réflexion sur les rapports entre éthique et nature. En nous appuyant sur un éclairage résolument critique et pluridisciplinaire (philosophie, psychologie, psychiatrie, sociologie…), on mettra en dialogue la richesse et la diversité des perspectives ouvertes.

Programmes des journées


Première journée: Histoire(s) du sens moral
Vendredi 16 décembre 2011, Lille, MESHS, 10h-17h

Le but de cette journée est de recenser, dans la tradition philosophique, les différentes manières dont la réflexion sur la moralité a pu se rapprocher, ou non, d'une réflexion sur la naturalité. Il s'agira de s'interroger sur les origines de la moralité dans la tradition philosophique. D'où vient cette capacité? Comment se caractérise-t-elle? Est-elle naturelle, divine ou conventionnelle?

Participants :
- Florian Cova (Université de Genève) sur Nietzsche et la psychologie morale expérimentale
- Marie-Héléne Gauthier (Université de Picardie Jules Verne) sur Aristote
- Éléonore Le Jallé (Université Lille 3, CNRS-UMR 8163 « Savoirs, Textes, Langages ») sur Hume
- Gabrielle Radica (Université de Picardie Jules Verne, CURAPP-ESS) sur Rousseau


Deuxième journée: Langage, perception, émotions, moralité
Vendredi 8 juin 2012, Lille, MESHS, 13h-17h

Il s'agira de se demander quel est le lien entre les capacités morales et d'autres types de capacités : linguistiques, perceptives, sensorielles, émotives. Est-il correct de penser que ces capacités sont intégrées, et toutes également accessibles au sujet (problème de la pénétration cognitive)? Doit-on se résoudre à accepter que les différents types de capacité opèrent dans une relative indépendance (problème de la modularité)?
Participants :
Christophe Al-Saleh (UPJV/CURAPP-ESS), Anne LeGoff (UPJV/CURAPP-ESS), Hichem Naar (Université de Manchester), Vanessa Nurock (Université Montpellier 3 / NoSoPhi-PhiCo).


Troisième journée : Natures et dénatures de l’éthique
Vendredi 29 juin 2012, Paris, Sorbonne, 9h-16h
Avec le séminaire « Ethique en pratique », (NoSoPhi-PhiCo)

Les recherches sur les origines de la moralité ont contribué à engager, ces dernières années un renouvellement et un élargissement de la réflexion sur les rapports entre éthique et nature. S’appuyant sur un éclairage résolument critique et pluridisciplinaire (philosophie, psychologie, psychiatrie, sociologie…), il s’agira de mettre en dialogue la richesse et la diversité des perspectives ouvertes.
Participants :
Pierre-Henri Castel (CeRMeS3- CESAMES /CNRS), Nicolas Delon (UPJV/CURAPP), Catherine Larrère (Paris-I, NoSoPhi-PhiCo), Albert Ogien (CEMS/CNRS), Ruwen Ogien (CERSES/CNRS),Sophie Richardot (UPJV/ CURAPP-ESS).

Série d'ateliers organisée par Christophe Al-Saleh (Université de Picardie Jules Verne/UMR 6054 : CURAPP-ESS), Nicolas Delon (UPJV/CURAPP), Catherine Larrère (directrice de NoSoPhi-PhiCo, EA3652), Vanessa Nurock (Université de Montpellier 3/ NoSoPhi-PhiCo)
Avec le soutien de la MESHS de Lille, du CURAPP-ESS (UMR 6054) et NOSOPHI-PHICO (EA 3652, Université de Paris-1, Panthéon-Sorbonne).


31/10/11

Résultats

Le questionnaire est désormais clos. Avant de publier plus de détails, voici un aperçu des résultats. 

Aux 140 visiteurs ayant répondu (été jusqu'au bout et consenti) au questionnaire a été attribuée, aléatoirement, l'une des trois versions de l'éternel retour nietzschéen (positive, neutre, négative). 

Pour rappel, la question posée était la suivante (trois variations possibles):

Que diriez-vous si un jour, un démon vous trouve et vous propose : "Cette vie, telle que tu la vis maintenant et que tu l’as vécue jusque ici, tu devras la vivre à nouveau et un nombre infini de fois ; il n’y aura rien de nouveau en elle ; chaque plaisir et chaque peine, chaque pensée et chaque mouvement, tout dans ta vie, du plus petit au plus grand, reviendra identique et dans le même ordre." [=Variation neutre]
[Variation positive] [... quasiment identique (...) Seulement, il est probable que les plaisirs, les joies, les satisfactions soient plus forts et les douleurs, les peines, les frustrations moins fortes.] 
[Variation négative] [... quasiment identique (...) Seulement, il est probable que les plaisirs, les joies, les satisfactions soient moins forts et les douleurs, les peines, les frustrations plus fortes].
Accepteriez-vous ?

Les trois échantillons se répartissent ainsi: 
  • Version positive: 45 réponses, 21 oui (47%), 24 non (53%) 
  • Version neutre: 35 réponses, 16 oui (46%), 19 non (54%) 
  • Version négative: 60 réponses, 24 oui (40%), 36 non (60%)

La première remarque est qu'une proportion relativement importante de répondants est favorable à l'expérience de l'éternel retour, bien qu'elle ne soit jamais majoritaire. Cela peut s'expliquer par l'échantillonage puisque seuls les visiteurs de ce blog ont été invités à participer (sans tenir compte des éventuels relais qu'ils ont pu faire autour d'eux) et qu'en bons rossétiens, ils sont disposés à approuver l'existence, même éternellement recommencée.

La deuxième remarque est que les différences entre les trois versions ne sont pas statistiquement significatives, même entre la version positive et la version négative. Le caractère mélioratif, péjoratif ou conservateur de l'éternel retour n'affecterait donc pas la proportion de oui et de non. Cela dit, peut-être aurait-on constaté une différence significative avec un échantillonage plus large. Cette relative homogénéité des réponses s'explique peut-être elle aussi par la nature rossétienne, tragique, des répondants. Néanmoins, il faut souligner que la Version négative implique que les expériences positives tendront à être nulles et les expériences négatives à la fois plus intenses et nombreuses en proportion. Les 24 personnes à avoir dit oui méritent donc bien le titre de tragiques !

Tous les répondants n'ont pas signalé leurs informations personnelles, mais d'après ce que j'ai pu recueillir pour le moment, j'ai tiré quelques indications (provisoires et approximatives) :
  • Environ 3/4 des personnes ayant fourni l'information, sont des hommes, 1/4 des femmes
  • Moyenne d'âge entre 35 et 45 ans
  • Très grande majorité de non croyants (toutes croyances confondues)
  • Niveau d'éducation moyen autour de bac+4

Qu'en pensent les visiteurs ?

17/10/11

Matinées savantes

A signaler: la réédition des fameuses Matinées structuralistes, sous le titre Les Matinées savantes, aux éditions Fata Morgana. Une lecture décapante chaudement recommandée, à l'époque parue sous le pseudonyme de Roger Crémant et qui n'a pas plu à tous -- lacaniens, structuralistes, derridiens, et plus généralement normaliens affiliés.

Ci-dessous, la présentation de l'éditeur:

2011 ‒ 88 pages ‒ 14 x 22 cm ‒ ISBN 978.2.85194.807.6

LOUISE – Bonjour, bonjour, mes amis. Ne perdons pas de temps. Notre ordre du jour est aujourd’hui assez chargé. Comme vous le savez, le prochain numéro de nos Carnets d’épistémographie, consacré à «La Pensée», doit être remis à l’imprimeur avant la fin du mois. Avez-vous, comme je vous l’ai demandé... (Un temps) Mais que fais-tu tout seul dans ton coin, Tart ?
TART (interdit) – Moi, Louise ? Mais… je…
MINET (bas, à Tart) – Tu fais trop de bruit en beurrant tes biscottes, Tart. Tu vas tout faire rater.


Commande de Jean-François Revel qui désirait en découdre avec le flou et l’obscurité de la notion de structuralisme que tout le monde appliquait à tout le monde dans les années 1960, cette Scène absurde en un acte, aujourd’hui devenue mythique mais introuvable, parut en 1969 sous le titre des Matinées structuralistes et sous le pseudonyme un peu transparent de Roger Crémant. Se dessine alors une satire de l’effervescence pseudo-intellectuelle qui régnait chez les élèves de l’École Normale Supérieure – rebaptisée ici Institut Supérieur – qui se destinaient à la philosophie. Domaine familier à Clément Rosset, puisque il était lui-même élève de l’E.N.S. entre les années 1961 et 1965 et faisait partie du groupe qui, chapeauté par Louis Althusser avant que celui-ci ne fût supplanté par Jacques Derrida, préparait l’agrégation de philosophie.

1000 exemplaires sur vélin ivoire.

17 euros.

26/07/11

[MàJ] Expérience

[MàJ 5/8/11] Le lien est désormais actif, vous pouvez répondre au questionnaire!

Tous les lecteurs de ce blog sont invités à participer à une expérience. Cela ne devrait pas durer plus d'une minute! Certains reconnaîtront de quoi il s'agit...

Une fois les résultats recueillis, je les présenterai sur l'Atelier.

Merci de votre participation!

03/05/11

Nouvelle visualisation Blogger

Vous pouvez essayer ici les nouveaux modes d'exploration et de survol de ce blog que Blogger est en train de tester.

12/02/11

Je l'entends comme je l'aime (F. Noudelmann)

Clément Rosset et Santiago Espinosa seront bientôt sur France Culture dans l'émission "Je l'entends comme je l'aime" de François Noudelmann, pour parler, bien entendu, de musique.

A noter dans vos agendas et à podcaster!

Bonne écoute!

23/11/10

Phantom Buffalo - Microcultures

Un peu de pub pour les amis, ça ne fait de mal à personne... A découvrir. Arrosez le projet avant le 30 novembre!

19/11/10

Matière d'art (réédition)

Les éditions Fata Morgana me signalent la réédition d'un livre à part de Clément Rosset, Matière d'art, à l'origine paru aux éditions Le Passeur en 1992.

A signaler notamment, un beau petit texte sur Mozart...

Clément Rosset, Matière d'art. Hommages
2010 ‒ 104 pages ‒ ISBN 978.2.85194.774.1

[Sur le site de l'éditeur:]

Un proverbe espagnol, propre à graver dans la mémoire la différence subtile entre les verbes ser et estar, dit ceci :

Un loquito del hospicio
Me dijo en una occasion :
No son todos los que estan
Ni estan todos los que son.

Un demi-fou de l’asile
M’a dit un jour :
Ceux qui sont ici ne sont pas tous fous
Et ceux qui sont fous ne sont pas tous ici
.

Il en va de même pour ce recueil : ceux qui y sont ne sont pas tous des génies et ceux qui sont des génies ne sont pas tous ici.
970 exemplaires sur vélin ivoire.
17 euros

16/11/10

Soutenance de thèse

M. SANTIAGO ESPINOSA MALAGON - L’objet musical. Eléments pour une philosophie de l’écoute.


vendredi 19 novembre 2010
14h
A l’IUFM Site Batignolles, Salle 11, 56 boulevard des Batignolles, 75017 Paris

M. SANTIAGO ESPINOSA MALAGON soutient sa thèse de doctorat :

L’objet musical. Eléments pour une philosophie de l’écoute.

Résumés :

La musique est essentiellement inexpressive : elle est incapable d’exprimer quoi que ce soit (même les émotions humaines). Cette sorte de langage — l’articulation de sons dans le temps — est auto-signifiant et ne renvoie qu’à lui-même : la musique s’exprime elle-même. C’est en cela qu’elle s’apparente avec le réel, qui manque lui aussi de signification et est par là tautologique. L’écoute musicale est donc une écoute non-interprétative ; écouter la musique c’est faire attention à la musique et non à ce qu’elle est supposée véhiculer. C’est, en ce sens, une forme d’attention au réel. Aimer la musique, à son tour, c’est apprendre à faire une écoute de cette espèce. Ce que l’on apprend à aimer, c’est l’objet musical tel qu’il est, sans songer à changer la moindre virgule. Et c’est dans cette approbation inconditionnelle de l’objet que réside la joie musicale, que nous pouvons étendre à notre tour à l’approbation inconditionnelle de tous les objet qui conforment le réel, comme nous invite à faire la philosophie tragique. Nous pourrions dire que la musique est l’art tragique par excellence.

The musical object. Some elements for a tragic philosophy

Music is essentially inexpressive : music is unable of expressing anything (not even human emotions). This kind of language — sound’s articulation on time — is self-signifying. It doesn’t refer to anything but to itself : music expresses itself. In this, music is like reality, which is insignificant as well, and therefore tautological. Musical hearing is then a non-interpreting hearing ; to hear music is to pay attention to music and not to that which is supposed to be transported by it. It is, in this perspective, a sort of attention to reality. To love music, therefore, is a form of learning to hear this way. The object that we love is the musical object as it is ; we don’t even dream to change one single comma. It is in this unconditional approbation of the object where musical joy takes place ; and we think it’s possible to spread this approbation to all objects that conform reality. That is what tragic philosophy invites us to do. Music, we could say, is the tragic art par excellence.

18/09/10

Colloque Schopenhauer


Un Colloque international « Schopenhauer et la question de la vie - Schopenhauer und die Frage des Lebens - Schopenhauer and the question of life » organisé par Arnaud François aura lieu à Université de Toulouse II-Le Mirail les 22 et 23 octobre.