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01/10/2013

[PARUTION] Faits divers


Santiago Espinosa et moi-même avons le plaisir de vous annoncer la parution prochaine d'un volume de mélanges de Clément Rosset, intitulé Faits divers, regroupés par nos soins : des textes perdus, oubliés, peu ou prou inédits pour la plupart des lecteurs (souvent pour nous-mêmes), ou tout simplement difficiles à trouver. La sélection n'a pas vocation à être exhaustive ; elle entend simplement mettre à disposition des lecteurs des pièces que nous avons jugées dignes de son attention, sans qu'elles soient toutefois propres à figurer dans tel ou tel ouvrage à part entière de l'auteur. Nous avons fait précéder la sélection d'une brève petite introduction, dont je dois préciser que, si elle fut écrite à quatre mains, doit son coeur et son corps principal à la plume de Santiago et sa tête et sa queue, plus courtes, à la mienne.

Le livre paraît dans la reprise de collection "Perspectives Critiques" par Laurent de Sutter, aux PUF.

Bonne lecture !


Table des matières

Introduction
1. Entretiens
Entretien avec S. Prat
Entretien avec M. Desbiolles
Entretien avec J.-L. Maunoury
Comment devient-on philosophe et comment le reste-t-on ?
2. Littérature, cinéma, musique
Beckett, l’emploi du temps
Roussel, une littérature pour rire
Réponse à la lettre de Lord Chandos (Hofmannsthal)
Godard, deux ou trois choses
Souvenirs de Daniel Charles
Astérix en Hispanie
Prendre son temps
3. Schopenhauer et Nietzsche
Introduction au Cas Wagner de Nietzsche
Nietzsche, l’infréquentable
Préface à l’édition Quadrige du Monde… de Schopenhauer
Actualité de Schopenhauer
Remarques sur l’esthétique de Schopenhauer
Les insultes de Schopenhauer
4. La morale et l’illusion
Démobiliser
D’un Sartre à l’autre
Question sur Sartre
La faute originaire
5. Cioran et Deleuze
Souvenirs sur Cioran
Correspondance Cioran-Rosset
Sécheresse de Deleuze
Présentation à neuf lettres de Deleuze
Neuf lettres de Deleuze à Rosset
6. Incroyables et merveilleuses
Du dandysme et des dandys
Casanova
Le baiser du vampire
La fin du monde


21/01/2013

PARUTION: S. Espinosa, "L'inexpressif musical"


Les lecteurs de ce blog connaissent sans doute Santiago Espinosa, commentateur et traducteur de Clément Rosset. Je tiens à signaler la parution prochaine de son livre sur la musique, d'inspiration bien évidemment rossétienne :





"Voici quelques années que la musique occupe une place dans le champ de la philosophie française. Bien sûr, la musique a été au coeur de la pensée de certains philosophes, notamment allemands, tels Schopenhauer et Nietzsche, mais force nous est de reconnaître qu'en ce qui concerne les auteurs français elle a souvent été négligée, sauf à quelques exceptions près (Bergson, Jankélévitch et Rosset, par exemple). Est-ce par une disposition trop rationaliste, héritière de la philosophie de Descartes, qui ne saurait accepter son caractère insaisissable et imperméable à l'interprétation ? Sans doute. Il semblerait toutefois que la musique commence ces derniers temps à trouver une certaine importance, voire une reconnaissance de la part des philosophes français. Une prolifération importante d’essais expliquant sa place dans la « French theory » en fait preuve. Or, peut-être à cause de la fraîcheur de ce fait, il se trouve que ces essais se heurtent souvent à une exigence ancienne, assez platonicienne au fond, consistant à ne considérer la musique qu’à la condition qu’elle « exprime » quelque chose (un sens toujours extra-musical, que ce soient les émotions humaines, les intentions politiques ou philosophiques du compositeur, etc.). Nous voyons dans cette disposition un grand tort fait à la musique, et ce à plus d’un titre. D’abord, parce que cette forme de penser la musique implique de ne pas écouter ce qu’elle « dit » — les sons articulés dans le temps — mais d’y chercher un sens caché, c’est-à-dire, paradoxalement, écouter autre chose que la musique. Ensuite, et surtout, parce que ce faisant nous manquons du même coup l’un des traits essentiels de la musique : sa capacité de susciter la joie. Si, au lieu de prêter l’oreille à ce qui se passe dans l’ici et le maintenant (les sons s’écoulant dans le présent) lorsque nous écoutons de la musique, nous portons le regard vers un ailleurs et un autre moment (ce que la musique est censée véhiculer au moyen d’une langue quelque peu confuse), la réalité musicale, qui procure chez certains l’intuition de l’allégresse, perd toute sa force et son efficacité. C’est là l’une des raisons pour lesquelles certains philosophes, d’inspiration plus ou moins romantique, ont affirmé un lien étroit existant entre musique et mélancolie : la musique, de par le fait même qu’elle serait prétendument expression de quelque chose d’autre, devient une manifestation de l’absence de cet autre (un contenu exprimé qui reste cependant toujours indésignable). C’est précisément ce regard qui fait grief à l’écoute ; c’est en voulant voir une expression (parfois même une représentation) de quelque chose à l’intérieur de la musique, et en faisant par là de l’art des sons un art des images renvoyant toujours ailleurs, que celle-ci et la joie qui l’accompagne sont bannies à nouveau et pour de bon de la réflexion. Pour notre part, en faisant souvent allusion à cette méprise, nous croyons en montrer à la fois le caractère illusoire et le trait plus fondamental qu’elle manifeste : le refus du réel au sens le plus large, à commencer par son caractère insignifiant et inexpressif. La réalité musicale n’est en vérité déplacée à un autre temps et à un autre lieu que parce que — c’est là notre thèse — la réalité en tant que telle est ainsi considérée d’emblée comme inintéressante, pis encore, comme indésirable. Que les choses soient telles qu’elles sont, voilà ce que certains philosophes semblent ne pouvoir accepter. Le discours que nous menons ici voudrait au contraire penser l’objet musical en tant qu’analogue du réel, sans dehors et sans profondeur, dans son inexpressivité essentielle. Aussi, l’ailleurs et le jadis nous ayant toujours détourné du domaine du réel, nous avons trouvé notre bonheur dans l’ici et le maintenant auxquels la musique nous renvoie sans cesse. Les anciens Égyptiens donnaient à la musique et à la joie un même nom : Hy ; c’est l’intuition de cette alliance qui guide ce travail, qui l’a fait naître et dont nous avons voulu en tirer et approuver toutes les conséquences."

Santiago Espinosa (Mexico, 1978) est docteur en philosophie et traducteur. Ses travaux ont comme centre d’intérêt le rapport entre musique, littérature et philosophie

12/12/2012

Nouveaux opuscules


La plupart auront probablement noté la parution à la rentrée de deux nouveaux opuscules de Clément Rosset, Récit d'un noyé et L'invisible :


"Pendant que des médecins travaillaient à me maintenir en vie, à la suite d’une noyade qui aurait dû finir fatalement, j’ai vécu, ou rêvé, ou halluciné, des aventures si extraordinaires que l’idée m’est venue d’en rapporter au moins quelques-unes."




"Réflexions sur la faculté humaine de voir ce qui est invisible, d’entendre ce qui est inaudible, et de réaliser cet exploit, apparemment contradictoire, qui consiste à ne penser à rien."


Bientôt ici, peut-être, une petite chronique de ces deux ouvrages...

30/07/2012

PARUTION : X. Verougstraete, La joie. Une spiritualité philosophique

A signaler, la parution d'un ouvrage incluant un chapitre sur Clément Rosset:


La joie. Une spiritualité philosophique
Xavier Verougstraete
Préface d’Alexandre Jollien et postface de Pascal Chabot
Accarias – L’Originel
156 pp. / env. 17,75 €





22/05/2012

TRADUCTION: The Real and its Double

A paraître (juillet 2012), la traduction inédite du Réel et son double en anglais, The Real and its Double, par Chris Turner, chez The University of Chicago Press. Déjà largement traduit en espagnol, Clément Rosset ne l'était guère en anglais que sous la forme d'un recueil, Joyful Cruelty: Toward a Philosophy of the Real.



The University of Chicago Press
Traduction Chris Turner
154 pages, 25$
Sortie prévue en juillet 2012

21/05/2012

PARUTION - Stéphane Vinolo, Clément Rosset: La philosophie comme anti-ontologie



Stéphane Vinolo, préface de Charles Ramond, L'Harmattan - "L'ouverture philosophique" - Mai 2012, 28 €

Depuis 1960, Clément Rosset creuse un même sillon philosophique : celui de la déconstruction de l’ontologie au profit de l’affirmation de l’identité de ce qui est et de ce qui existe. L’être et l’être-là se confondent dans le seul concept de réel. Pourtant, face à ce réel toujours simple, univoque, cruel et tragique, les Hommes inventent – avec les moyens conceptuels les plus puissants – ou se construisent – avec les outils les plus banals – des doubles rassurants et protecteurs : arrière-mondes, monde intelligible, vie après la mort, Être derrière les Étants, mais aussi devoir-être derrière l’être, identité profonde derrière l’identité sociale, visages derrière les masques, intentions derrière les actions, ou tout simplement refus de voir ; presque l’essentiel de la vie humaine consiste dans la création de doubles illusoires afin de nous protéger de la simplicité du réel. La duplication est donc le mécanisme protecteur essentiel face au tragique. 

Dans sa lecture de Rosset, Stéphane Vinolo revient sur les fondements mais aussi sur les conséquences ontologiques, psychologiques et politiques de cette duplication, non seulement en la mettant en perspective dans l’histoire de la philosophie, mais aussi en la questionnant de l’intérieur même du texte afin de pointer un paradoxe auquel Rosset ne peut échapper. Si l’on accepte de créer une anti-ontologie qui non seulement renverse mais de plus annule la distinction entre l’être et l’être-là, il se pourrait bien que nous soyons forcés d’affirmer, in fine, que paradoxalement il n’y a de réel que les doubles.

17/10/2011

Matinées savantes

A signaler: la réédition des fameuses Matinées structuralistes, sous le titre Les Matinées savantes, aux éditions Fata Morgana. Une lecture décapante chaudement recommandée, à l'époque parue sous le pseudonyme de Roger Crémant et qui n'a pas plu à tous -- lacaniens, structuralistes, derridiens, et plus généralement normaliens affiliés.

Ci-dessous, la présentation de l'éditeur:

2011 ‒ 88 pages ‒ 14 x 22 cm ‒ ISBN 978.2.85194.807.6

LOUISE – Bonjour, bonjour, mes amis. Ne perdons pas de temps. Notre ordre du jour est aujourd’hui assez chargé. Comme vous le savez, le prochain numéro de nos Carnets d’épistémographie, consacré à «La Pensée», doit être remis à l’imprimeur avant la fin du mois. Avez-vous, comme je vous l’ai demandé... (Un temps) Mais que fais-tu tout seul dans ton coin, Tart ?
TART (interdit) – Moi, Louise ? Mais… je…
MINET (bas, à Tart) – Tu fais trop de bruit en beurrant tes biscottes, Tart. Tu vas tout faire rater.


Commande de Jean-François Revel qui désirait en découdre avec le flou et l’obscurité de la notion de structuralisme que tout le monde appliquait à tout le monde dans les années 1960, cette Scène absurde en un acte, aujourd’hui devenue mythique mais introuvable, parut en 1969 sous le titre des Matinées structuralistes et sous le pseudonyme un peu transparent de Roger Crémant. Se dessine alors une satire de l’effervescence pseudo-intellectuelle qui régnait chez les élèves de l’École Normale Supérieure – rebaptisée ici Institut Supérieur – qui se destinaient à la philosophie. Domaine familier à Clément Rosset, puisque il était lui-même élève de l’E.N.S. entre les années 1961 et 1965 et faisait partie du groupe qui, chapeauté par Louis Althusser avant que celui-ci ne fût supplanté par Jacques Derrida, préparait l’agrégation de philosophie.

1000 exemplaires sur vélin ivoire.

17 euros.

19/11/2010

Matière d'art (réédition)

Les éditions Fata Morgana me signalent la réédition d'un livre à part de Clément Rosset, Matière d'art, à l'origine paru aux éditions Le Passeur en 1992.

A signaler notamment, un beau petit texte sur Mozart...

Clément Rosset, Matière d'art. Hommages
2010 ‒ 104 pages ‒ ISBN 978.2.85194.774.1

[Sur le site de l'éditeur:]

Un proverbe espagnol, propre à graver dans la mémoire la différence subtile entre les verbes ser et estar, dit ceci :

Un loquito del hospicio
Me dijo en una occasion :
No son todos los que estan
Ni estan todos los que son.

Un demi-fou de l’asile
M’a dit un jour :
Ceux qui sont ici ne sont pas tous fous
Et ceux qui sont fous ne sont pas tous ici
.

Il en va de même pour ce recueil : ceux qui y sont ne sont pas tous des génies et ceux qui sont des génies ne sont pas tous ici.
970 exemplaires sur vélin ivoire.
17 euros

07/10/2010

13/08/2010

Tintin au pays du réel

[EN KIOSQUE] Hors-série Tintin au pays des philosophes

Les aventures de Tintin et Milou sont les points de départ étonnants de leçons philosophiques… ou de réflexions aussi joyeuses que décalées sur la société des hommes ! Avec, au premier rang, les contributions de tintinophiles patentés comme Michel Serres et Clément Rosset, Jean-Marie Apostolidès et Serge Tisseron mais également celles de crypto-tintinophiles tels l'écrivain Pierre Michon, l'essayiste Pascal Bruckner… Bienvenue dans un monde où le Bien triomphe toujours du Mal, où l'Autre est regardé avec bienveillance, où le Rire n'est pas humiliant, où enfin le naturalisme occidental vacille parfois gentiment au souffle de l'animisme ou du totémisme.

De la morale
« Il faut lire Tintin, écrit Michel Serres, comme un manuel de Morale ».

De la politique
Du lotus Bleu aux Picaros en passant par « l'anschluss raté », selon l'expression du philosophe Pierre Pachet, de la Syldavie par la Bordurie, Hergé regarde son époque en chaussant les lunettes de l'observateur politique.

La raison
« Un univers très riche avec des personnages très simples » : le principe même de la philosophie du Réel selon Clément Rosset.

Le rire
Pour l'essayiste Pascal Bruckner, le génie d'Hergé se cristallise dans des personnages dont la postérité peut toujours faire son miel.

L'art
Le tout est plus que la somme des parties, et l'art d'Hergé, la fameuse ligne claire, se résume dans cette formule : de Pierre Michon à Hector Obalk, une mise en perspective de l'art tintinesque.

29/06/2010

La folie sans peine

Je viens de remarquer la sortie, ou reparution, aux PUF, d'un texte rare: La folie sans peine de Didier Raymond, ici remanié par Clément Rosset et illustré par Jean-Charles Fitoussi. Cette parution devrait clore le débat sur l'éventuelle identité entre les deux auteurs, lancé ici par un bloggueur y a deux ans.

Présentation de l'éditeur

« La folie étant essentiellement une affaire de langage, la première chose que doit faire celui qui désire s'instruire de ses arcanes consiste évidemment à apprendre ses dialectes respectifs. Il est vrai que le langage des fous passe généralement pour rebutant, obscur, difficile et désorientant, ne serait-ce que par sa variété. Comment s'y retrouver, par exemple, lorsque dans un salon chacun vous interpelle de tous côtés, qui en schizophrène, qui en paranoïaque, qui en pervers ? On comprend que, malgré toute sa bonne volonté, l'interlocuteur le mieux disposé finisse par se lasser et abandonner la partie. Eh bien, nous vous affirmons qu'avec notre méthode, moyennant un minimum de patience et de régularité dans l'étude, le lecteur de La folie sans peine saura en quelques mois naviguer à l'aise dans cet océan linguistique déconcertant. Non seulement il saura parfaitement différencier les dialectes aussi différents que le paranoïaque ou le maniaco-dépressif, mais encore il saura lui-même s'exprimer très convenablement dans ces mêmes dialectes. Il saura ainsi non seulement comprendre les fous, mais encore leur parler. Tel est le but modeste, mais croyons-nous assez utile, que nous nous sommes proposé dans le présent ouvrage. » (Avertissement au lecteur)

Auteurs

Didier Raymond est notamment l'auteur de Mozart. Une folie de l'allégresse (Mercure de France, 1990). Clément Rosset, écrivain, philosophe, est l'auteur de nombreux ouvrages republiés dans « Quadrige » et récemment, dans la collection « Perspectives critiques » (Une passion homicide, 2008 ; Écrits satiriques, 2008). Dessins de Jean-Charles Fitoussi, cinéaste et scénariste.

05/06/2010

Un Grognard sur Clément Rosset


Félicitations à Stéphane Prat pour la coordination de ce numéro. J'ai moi-même commis une petite pièce sans prétention dans ce numéro. Il peut être commandé en ligne sur le site du Grognard. Bonne lecture!

23/01/2010

Cinq Conférences Mexicaines




Tropiques. Cinq conférences mexicaines
2010
Collection « Paradoxe »
96 p.
11 €
ISBN : 9782707321077
EAN13 : 9782707321077

14/09/2009

Introduction à Clément Rosset





A paraître, une introduction à Clément Rosset, intitulée La joie et le tragique, par Jean Tellez.

Editions Germina
160p, 15€


Félicitations pour ce précieux apport, à l'heure actuelle unique en français.

28/11/2008

Du jour au lendemain


Profitez-en, Clément Rosset sur France Culture, une fois de plus. L'émission peut être écoutée en ligne pendant quelques jours mais il ne faut pas tarder. Il y en a eu d'autres et y en aura d'autres, car c'est pour parler des Ecrits satiriques. Il est même passé dans le Café littéraire sur France 2.

Je n'arrive pas à me tenir au courant de tous les passages radiophoniques, télévisuels ou publics de notre ami. Il faut faire confiance au hasard des ondes et, si j'ose dire, au cours des choses...

13/10/2008

Entretien Rosset - Maunoury


A lire sur le site de Pierre Campion, un entretien très intéressant entre Clément Rosset et Jean-Louis Maunoury. Il a été publié primitivement dans la revue La Mètis, que dirigeait alors Maryline Desbiolles (nº 3 « La Joie », juillet 1990).

Je prépare en outre un texte consacré à Clément Rosset et qui paraîtra bientôt sur le même site dans la rubrique "Figures". Un lien sera déposé sur l'Atelier...

Enfin, je ne l'avais pas encore mentionné, mais les PUF rééditent, dans la collection "Perspectives critiques", l'amusant Précis de philosophie moderne, épuisé, originellement publié sous le pseudonyme de Roboald Marcas.


07/02/2008

Bis repetita placent



Parus le 15 février, trois ouvrages de Clément Rosset. A signaler également: une reprise d'entretiens avec Raphaël Enthoven entendus sur France Culture en 2006.

Le 17 mars sur France Culture, de 22h15 à 23h30, Alain Veinstein reçoit Clément Rosset dans son émission Surpris par la nuit.


L'Ecole du réel
consiste en une récapitulation du travail entrepris au sujet du double depuis Le Réel et son double. C'est une compilation de larges passages de tous les ouvrages consacrés à la question, assortie de quelques retouches et notes nécessaires. Le livre constitue aux yeux de Rosset un tout, un livre à part entière, qui pourra servir d'introduction, de manuel ou de bible aux divers intéressés.

Nuit de mai est un court texte sur le désir, partant de la relation d'un rêve fait lors d'une nuit de mai. Un texte rossétien, succinct et incisif.

Une passion homicide rassemble des chroniques de Rosset parues entre 1969 et 1970 dans le Nouvel observateur. On y découvrira un Rosset comme d'habitude provocateur et les polémiques absurdes qu'il suscita.

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L'École du réel
Collection « Paradoxe », 480 p.
2008
29 €
ISBN : 9782707320193
EAN13 : 9782707320193

La Nuit de mai
Collection « Paradoxe », 48 p.
2008
6,50 €
ISBN : 9782707320209
EAN13 : 9782707320209

Une Passion homicide... et autres textes
PUF - "Perspectives critiques"
2008
EAN: 9782130565406

Le Réel et la joie

L'Aube - Collection "MONDE COURS"
2008
2752604254
978-2752604255

06/06/2007

Humeur noire



Ce mois-ci dans Philosophie Magazine (juin 2007) un entretien entre Jean Clair et Clément Rosset sur la mélancolie et la dépression. On peut écouter l'entretien en ligne sur le site du magazine.



"... on n'imagine pas une vague de mélancolie s'emparant des troupes allemandes en juin 1940. C'était contre-indiqué."


"Lorsqu'on commence à se demander si les cheminées que nous voyons à travers la fenêtre sont en carton-pâte, c'esttrès mauvais signe."